Pourquoi l’arthrose est-elle douloureuse ?

Souvent liée au vieillissement, l’arthrose touche 17 % des Français. Cette pathologie, dite « mécanique », se manifeste par des douleurs articulaires. Explications.

Une altération du cartilage

L’arthrose se manifeste par une altération mécanique du cartilage. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le cartilage qui est douloureux. En effet, le cartilage n’est pas innervé, ce sont donc les autres constituants de l’articulation qui sont douloureux (les os, les tendons, la membrane synoviale et les ligaments). Lorsque le cartilage s’abîme, jusqu’à disparaître dans certains cas, il n’exerce plus sa fonction d’amortisseur et laisse les os des articulations à vif, les uns contre les autres.

Une inflammation de la membrane synoviale

L’autre explication de la douleur vient de la membrane synoviale. Elle est responsable de produire le liquide synovial qui lubrifie l’articulation et nourrit le cartilage. Or, l’arthrose se caractérise par une inflammation de la membrane synoviale. Elle produit trop de liquide de synovie, ce qui va créer un gonflement de l’articulation. On parle d’« épanchement de synovie ».

Bouger réduit l’évolution de la pathologie

Contrairement à l’arthrite, (pour comprendre la différence avec l’arthrose, lire notre article Arthrose, arthrite, rhumatisme : quels maux sous ses mots ?) la douleur de l’arthrose apparaît pendant l’effort et disparaît au repos. La douleur est également intense en fin de journée. Mais elle ne fait pas souffrir la nuit. Le matin, on peut ressentir une douleur plus ou moins forte. On parle de « dérouillage ». Paradoxalement, le fait d’être actif permet de réduire le développement de l’arthrose. Il faut donc se forcer un peu au début. Les mouvements, non violents, favorisent les apports nutritifs du cartilage et permettent son renouvellement. De plus, l’activité physique permet de maintenir la tonicité musculaire et des ligaments qui entourent l’articulation, ce qui va stabiliser l’arthrose.

Enfin, faire du sport, bouger, lutte contre la prise de poids. C’est même le seul traitement validé capable de ralentir l’évolution de la pathologie. Le surpoids étant l’un des principaux facteurs aggravant. Piscine, marche ou gymnastique douce… Choisissez l’activité qui vous correspond le plus (lire notre article Sports et douleurs articulaires : lesquels privilégier, lesquels éviter ?et ne restez surtout pas allongé !