Sécheresse vaginale : elle ne concerne pas uniquement les femmes ménopausées !

La sécheresse vaginale concerne quatre femmes sur dix. Parmi elles, des femmes ménopausées mais pas que… On en parle ! 

Le vagin fabrique des sécrétions liées à la production d’œstrogènes. Lors de la ménopause, la chute du taux d’œstrogène entraîne une sécheresse vaginale. Mais ce phénomène touche également d’autres femmes, explique Dr Marie Msika Razon, médecin au Mouvement français pour le planning familial (MFPF) et à la maternité des Bluets à Paris. Les causes de la déshydratation du vagin peuvent être très différentes : « Cela peut être dû à un déséquilibre de la flore vaginale (suite à un stress, une infection, une hygiène excessive ou inadaptée, un traitement antibiotique, etc.) affirme le Dr Msika Razon, mais également à la grossesse, l'allaitement ou l'utilisation d'un contraceptif hormonal ». 

Quelles conséquences ?

Le risque, c’est qu’à la longue, le manque d’hydratation entraîne une fragilisation de la paroi vaginale. « Celle-ci s’affine et perd en élasticité, ce qui provoque une sensation d’inconfort. L’insuffisance d’humidification implique également une baisse des capacités de défense de la muqueuse et donc un risque accru d’infections » explique Dr Sylvain Mimoum, auteur de Ce que les femmes préfèrent aux éditions Albin Michel. Une muqueuse en mauvais état étant hypersensible, elle rend également pénibles les rapports intimes. « La sécheresse vaginale engendre a minima un inconfort vaginal, précise le Dr Mimoum, et dans certains cas, les rapports sexuels sont extrêmement douloureux ». 

Quelles solutions ?

La sécheresse n’est pas une fatalité. Osez en parler ! De nombreuses solutions existent. Il est important d’avoir une hygiène adaptée : utiliser un savon doux, respectant la flore, éviter les toilettes excessives et les douches vaginales, porter des vêtements et des sous-vêtements non irritants…

D’autre part, il peut être nécessaire d’utiliser des soins de confort : de nombreux traitements non hormonaux améliorent l'hydratation de la muqueuse, localement (gels vaginaux, ovules) ou par voie orale (compléments alimentaires).

Enfin le Dr Mimoun rappelle que les rapports intimes peuvent alors prendre d’autres formes : « tendresse, caresses, câlins, mots doux… Garder le lien affectif est primordial ! ».