La ménopause tardive : quelles sont les causes ?

L’âge moyen de la ménopause se situe autour de 51 ans. Pour certaines femmes, elle peut survenir plus tard, vers 53 ans ou 55 ans. Explications. 

Si la ménopause peut survenir tôt (cf. article sur la ménopause précoce), elle peut, à l’inverse survenir tard. On parle alors de ménopause tardive : « l’arrivée de la ménopause est souvent génétique, explique le Dr Éric Berg. Si votre mère ou votre grand-mère a souffert de ménopause précoce ou de ménopause tardive, vous êtes plus susceptible d’y être sujette également. »

Des causes multiples 

Mais les causes ne seraient pas uniquement génétiques : « Les personnes en surpoids peuvent également avoir une ménopause plus tardive, explique Msika Razon, médecin au Mouvement français pour le planning familial (MFPF) et à la maternité des Bluets à Paris, du coup, leurs réserves hormonales, stockées dans les tissus adipeux, prennent plus de temps à s’épuiser et la ménopause arrive plus tardivement. »

D’autre part, les stimulations ovariennes (FIV notamment) et le tabagisme ont un impact sur l’âge de déclenchement de la ménopause. Ainsi une femme qui n’aura jamais eu de stimulations ovariennes et qui n’aura jamais fumé, sera plus encline à avoir une ménopause tardive. 

Quelles conséquences pour les femmes ayant une ménopause tardive ?

On pourrait croire qu’une ménopause tardive ne présente que des avantages : bouffées de chaleur, prise de poids et irritabilité surviennent plus tard. Cependant, les femmes ayant une ménopause tardive, sont plus sujettes à développer un cancer du sein, de l’utérus et des ovaires. En effet, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, « Le risque de cancer n’augmente pas avec la ménopause, mais avec l’âge et avec le nombre total de cycles mensuels. Il est donc plus élevé en cas de puberté précoce et/ou de ménopause tardive ». Plus l’organisme a été exposé longtemps aux hormones, plus les risques de cancer sont majorés.

En revanche, selon de récentes études menées par American Menopause Society (une association américaine composée de médecins et d’experts qui œuvre pour la qualité de vie des femmes adultes), les femmes qui auraient une ménopause tardive vivraient plus longtemps : « Les variantes génétiques associées à une ménopause tardive sont associées à un vieillissement plus lent, donc à une vie plus longue », explique le Dr Joann Pinkerton, directrice générale de la North American Menopause Society.

En conclusion, qu’elle soit précoce ou tardive, la ménopause a son lot de désagréments. L’essentiel reste d’aborder cette étape parfois compliquée dans la vie d’une femme avec le plus de sérénité possible. Une bonne hygiène de vie, des soins de confort pour la sécheresse vaginale et une alimentation adaptée.

Retrouvez nos conseils dans nos articles « Ménopause, quelles alternatives aux traitements hormonaux » et « Levons le tabou de la ménopause ! »